La Juvaquatre à moteur Dauphine...

 

Les débuts

La juvaquatre a été produite entre 1937 et 1960. Elle fut équipée de 3 moteurs différents, le moteur à soupapes latérales (488) de ses débuts, puis le moteur de la 4CV (662-3) et enfin le ventoux de la Dauphine (670-2). Elle a aussi plusieurs particularités qui la rende unique au sein de la production renault : c'est la première Renault à carrosserie autoportante, mais c'est aussi la seule Renault conçue sous Louis Renault et qui se reprise par la Régie Nationale des Usines Renault (si l'on exclut la 4CV qui n'était qu'au stade de prototype avant la nationalisation).

Commercialisée initialement comme une voiture de tourisme avec deux portes, une déclinaison utilitaire (vitrée et tôlée) a été rapidement mise à l'étude. Après guerre, la juvaquatre utilitaire sera dénommée 300kg et adopte le moteur de la 4CV.


La Dauphinoise

Le 28 février 1956, le vieil utilitaire Renault, se voit affublé du nouveau moteur de la Dauphine. Renault en profite pour changer son appellation, elle passe ainsi de 300kg à Dauphinoise. Le moteur 670-2 est toutefois ramené à 24 petits chevaux. La dauphinoise est enregistré aux mines sous le type R2101. Elle est facilement identifiable de part sa porte arrière, qui s'ouvre de droite à gauche (poignée à droite) alors que les Juvaquatre étaient dans l'autre sens.

Le moteur est alimenté par un carburateur 22 ICBT. La vitesse maximale est de l'ordre de 100 km/h pour une consommation de 7 litres de carburant. La charge utile reste à 300 petits kilos.

Elle va être proposée en version tôlée, vitrée, service. La version tôlée est un utilitaire deux places, sans vitres latérales arrière, on estime à environ 35000 sa production avec le moteur dérivé de la dauphine. La version vitrée quant à elle, dispose d'une banquette arrière. Sa production est estimée à 21 000 exemplaires avec le moteur 5CV. La version service est la version la plus dépouillée, elle ne dispose que d'un seul siège, pas de monogrammes, pas de chromes, pas d'insonorisation, ... La production de ce modèle très apprécié de La Poste (qui prendre livraison des derniers exemplaires produits) est d'environ 22 000 exemplaires.

Très peu d'évolutions apparaîtront au cours de sa carrière, nous pouvons noter la présence de phares de plus petit diamètre à partir de novembre 1957, la suppression de la poignée de capot avant début 1959.

 

Sa production est certes dix fois moins élevée que celle de la pimpante dauphine mais la production perdurera jusqu'au mois de mars 1960.

 


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